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Comment développer un secteur locatif privé durable ? Une comparaison internationale

ANIL, extrait d'Habitat Actualité, novembre 2011


 

Le Royaume Uni souhaite encourager le développement de son parc locatif privé. Le volume de celui-ci a diminué de façon considérable au cours du siècle dernier pour ne plus loger que 9% des ménages en 1988. Ce mouvement s’est inversé sous l’effet de l’introduction des incitations à l’investissement locatif au milieu des années 90, des difficultés croissantes des ménages pour accéder à la propriété et de la baisse du taux de propriétaires. Aujourd’hui 17% des ménages sont  logés dans le parc privé. Pourtant, ni les propriétaires, ni les locataires britanniques ne sont satisfaits du parc locatif privé. Pour les locataires, les loyers augmentent trop rapidement, surtout à Londres. Quant aux bailleurs, ils jugent la rentabilité, plus-value comprise, insuffisante. Le résultat est que le secteur locatif privé ne peut répondre aux besoins de ceux qui ne peuvent accéder à la propriété, alors même que les files d’attente du locatif social s’allongent rapidement.

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